Rencontre inspirante avec Guylaine

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Rencontre inspirante avec Chantal

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Objectif ou défi?

Tout a commencé par une banale conversation…

  • Amie : As-tu des défis qui s’en viennent Nath ?
  • Moi : Quelques objectifs à court moyen terme, un défi à la fin de l’année.
  • Amie : C’est quoi la différence entre une défi et un objectif alors ?

La belle question ! Ma réponse ? Cette simple théorie non scientifique venant de mon ressenti.

Quand je me fixe un objectif, c’est pour continuer d’avancer. C’est une obligation que je me crée dans un futur pas trop loin pour m’aider à garder le cap de mes entraînements. J’en ai plusieurs tout au long de l’année, insérés et réservés dans mon calendrier. C’est ce qui m’assure de demeurer active, ce qui provoque mon orgueil et qui met ma nature plus casanière en action. J’ai hâte d’accomplir mes objectifs car ils me donnent de l’expérience et me font vivre des moments plaisants.

Le défi maintenant. Lui aussi je l’insère et le réserve dans mon calendrier. La grande différence est la réaction qu’il provoque en moi lorsque j’en parle ou lorsque j’y pense. Seulement l’évoquer accélère mes pulsations. En parler à mes proches me remplie l’estomac de papillons. Chaque défi me fait grandir et me transforme. Pendant ma préparation j’ai des moments de doute, je me remets en question, et j’ai souvent peur. Dans ces moments, je me remémore cette pensée : « Si vos rêves ne vous effraient pas, c’est qu’ils ne sont pas assez grands.» C’est comme ça que je sais quand un objectif est en fait un défi.

Je me fixe donc beaucoup d’objectifs en préparation de mes défis. Je suis fière d’accomplir chacun des objectifs car je sais qu’ils forgent mon caractère. Mais ce sont les défis qui me transforment. Grâce à eux, j’ai grandi. Je me suis découverte, je me suis étonnée de ma force intérieure, et ils m’ont permis de croire que je peux accomplir tout ce que mon cœur désire. Ils me servent dans toutes les sphères de ma vie. Même lorsqu’ils ont été très difficiles à réaliser (et c’est pratiquement toujours le cas !) le sourire de fierté qui me vient en y repensant vaut chaque effort investi.

Est-ce que tout le monde doit relever un ou des défis ? Pour grandir, oui. Là où il faut seulement être prudent, c’est dans le choix. Mon seuil de tolérance et celui de chacun étant bien différent, ce qui semble un objectif pour moi peut devenir un défi pour quelqu’un d’autre. Et le défi d’un autre pour être vraiment trop gros pour moi.

Se comparer ? Jamais. Se mettre au défi pour soi ? Oh que oui !

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15km Nike Toronto: objectif.

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Ironman 70.3 Miami: défi!

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Père Noël, je n’ai pas été gentille…

«Cher Père Noël,

Cette année, je n’ai pas été très gentille. J’ai blessé une personne importante dans ma vie. J’aimerais pouvoir te dire que je l’ai fait seulement une fois, mais je me suis acharnée tout au long de l’année. Avec le recul, je n’en suis pas bien fière et j’ai de la peine.

J’ai utilisé des mots et des paroles qui font mal. J’ai un peu honte de ce que je vais te confier. Je lui ai souvent dit que sont ventre était trop mou et pendant. Que ses poignées d’amour étaient laides dans ses vêtements. Qu’elle devait cacher la cellulite sur ses cuisses. Que les cernes sous ses yeux faisaient peur. Que les rides sur son visage lui ajoutaient au moins dix ans. Que sa façon de coiffer ses cheveux ternes était moche. Jour après jour, j’ai trouvé quelque chose de terrible à lui dire. Pauvre fille. Mais ce n’est pas tout. Il y a aussi les regards que je lui ai lancés au quotidien, regards exaspérés, incrédules, impatients. Les regards de déception, même de dégoût. Je l’ai rabaissée à la moindre erreur, je lui en ai voulu pour chaque mauvaise décision, j’ai diminué chacune de ses actions et j’ai douté de ses rêves.

Tu dois te demander si après tout cela elle veut encore de moi dans sa vie, n’est-ce pas ? Pas le choix, nous sommes liées pour toujours. Je suis cette fille. Je ne sais même plus comment j’en suis venue à me maltraiter de la sorte. À me regarder chaque jour dans le miroir en ne voyant que des défauts. À admirer les réalisations des autres autour de moi tout en banalisant ma propre vie. À féliciter toutes et chacune tout en me sentant indigne de recevoir un compliment. Tu sais Père Noël, je crois que dans le fond je suis une bonne personne. J’aime aider les autres. Je travaille fort pour être une bonne mère qui enseigne des valeurs humaines importantes à ses enfants. J’essaie d’être une conjointe aimante et présente. Je m’efforce de rester loin des chicanes et des ragots. En fait, je fais tout ce que je peux pour être la meilleure personne possible. Pour les autres ; malheureusement pas pour moi. Et j’ose tout de même te demander un cadeau.

Je sais que les adultes ne sont plus sensés croire au Père Noël. Avec tout ce qu’on entend de nos jours de toute façon, je me demande s’il nous reste encore quelque chose en quoi croire. Mais j’ai le goût. De croire en la magie entourant la période des fêtes. Aurais-tu cette année, parmi tes milliers de cadeaux, un peu d’amour qui ne s’utilise que pour soi-même à me donner ? Je n’en demande pas beaucoup tu sais. Une petite boîte, un petit flacon, même une minuscule pincée. En te faisant cette requête, je me gronde d’être égoïste et de demander quelque chose juste pour moi alors que Noël est un temps de partage. Mais je te promets que si tu déposes un peu de cet amour spécial sous mon sapin, je mettrai tous les efforts nécessaires pour rapidement apprendre à l’utiliser. J’ai hâte de voir les yeux de la fille que je croise chaque matin devant le miroir de ma salle de bain quand j’aurai commencé à me servir de mon cadeau. J’ai hâte que nous puissions être meilleures amies pour la vie. M’aideras-tu Père Noël ? J’ai hâte de lui dire que je l’aime. »

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Beaucoup de femmes extraordinaires ont été une source d’inspiration pour cette lettre. J’espère que le Père Noël déposera une petite boîte spéciale sous leurs sapins…

 

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Lettre d’une maman à son petit homme

Comme parent, j’aime que mes fistons puissent vivre l’expérience de la vie en équipe, qu’ils puissent côtoyer des jeunes tous différents unis par un même sport. Nous discutons toutes les semaines des leçons qu’il y a à tirer de chaque situation, et des parallèles que nous pouvons en faire avec la vie en général. Nous arrivons à démystifier la déception, le sentiment d’injustice, l’équité, l’importance de l’effort et la valeur du respect de soi et des autres. Ils me font vivre de grandes émotions et des beaux moments de fierté.

Suite à la cuisante défaite de l’équipe de football de mon plus vieux, qu’une saison parfaite sans défaite n’aurait pu laisser présager un tel dénouement, j’ai eu envie de lui adresser ces quelques mots. Une lettre d’une maman à son fiston au coeur gros.

« Comment t’expliquer mon petit homme que la défaite, c’est formateur? Je vous le répète souvent à ton frère et toi que si vous ne pouvez pas perdre, vous ne pouvez pas jouer. Que, règle générale, vos jeunes opposants méritent de gagner autant que vous et que leur défaite ne leur ferait pas moins mal que la vôtre.

Comment t’expliquer mon petit homme que la peine est une émotion qui fait grandir et apprendre? Elle signifie que vous aviez quelque chose à coeur, à un point tel que la déception coule sur vos joues de ne pas l’avoir obtenu. Une émotion aussi fortement ancrée ne peut que t’aider à te retrousser les manches pour toujours donner le meilleur de toi-même et sans cesse viser plus haut. Cruel? Seulement si tu n’en retires rien. Sinon, c’est assurément une leçon de vie importante.

Une saison parfaite, ça n’arrive pas souvent. Vous avez été, tes coéquipiers et toi, des petits guerriers qu’il nous a fait grand plaisir de regarder évoluer et grandir. Ce matin, deux beaux groupes de battants se sont affronté sous la pluie avec le même but. Ce but, vous l’avez vu vous échapper, et d’autres jeunes hommes le rapporter chez-eux. Et vos coeurs étaient aussi gros et aussi gris que votre belle école.

Comment t’expliquer mon petit homme qu’une fois la déception passée, les souvenirs et les apprentissages de cette saison resteront pour continuer de forger l’homme que tu deviens? Vous regarder pleurer, costauds dans vos uniformes de football, était une scène très émouvante pour un grand nombre de parents. C’était vrai, authentique et magnifique. C’était la vie.

Comment t’expliquer tout ça mon petit homme? Que dirais-tu d’une étreinte et de seulement 5 petits mots…  » Je suis fière de toi.  » xxxxxx »

« Je suis fière de toi » xxxx

« Je suis fière de toi » xxxx

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Une course et des petites plumes

C’est lorsque mon conjoint m’a demandé «Comment a été ta journée?» que je me suis rendu compte que je retenais encore mon souffle. J’ai poussé un long soupir, répondu «Elle a été extraordinaire», et je me suis mise à pleurer au grand étonnement de mon homme.

Vous avez déjà vu une petite plume portée par le vent? Elle s’envole, s’élève, redescend. Elle se pose pendant un instant avant d’être à nouveau balayée, sans savoir où et quand elle se posera enfin. C’est ce que mon coeur et mes émotions ont vécu toute la journée. Un tourbillon rempli de moments plus inspirants les uns que les autres.

J’ai vécu mon dixième cross country dans l’école où je travaille, mon activité préférée parmi toutes celles organisées dans cet extraordinaire milieu de vie qui a vu grandir mes garçons. Chaque année, j’éprouve une fierté sans borne pour ces enfants qui se dépassent, ainsi que pour les enseignants et parents bénévoles qui les encouragent et célèbrent avec eux. Mais jamais une année n’aura été chargée d’autant d’émotions. Jamais une année n’aura mis en valeur tout ce qu’il y a de plus beau chez l’être humain. Dans cette école unique, au cours de cet événement fantanstique, ce sont les enfants qui auront été les enseignants. Des enseignants de leçons qu’on ne peut apprendre qu’avec le coeur.

J’ai vu Marc-Olivier et Thomas. Deux finissants vivant leur dernière course à l’école. Deux fiers compétiteurs depuis la maternelle. Deux petits hommes qui d’un commun accord ont franchi le fil d’arrivée côte à côte, partageant fièrement la victoire. Devant leurs sourires complices, retenant mon souffle, mon coeur s’est envolé de fierté.

J’ai vu Jérôme. Un petit guerrier déjouant les prognostiques 14 mois après un terrible accident. Un petit homme qui ne devait peut-être plus pouvoir marcher mais qui a parcouru la même distance que ses comparses, la tête haute et le torse bombé. Devant l’ampleur de l’accomplissement, retenant mon souffle mais échappant une grosse larme, mon coeur s’est élevé de gratitude.

J’ai vu Nora-Lee. Une championne. Une enfant du bout du monde relevant chaque semaine tous les défis placés devant elle avec humour et persévérance. Un petit bout de femme pour qui traverser sa classe est une aventure mais qui a couru le même difficile parcours que ses copains, sur ses petites jambes fleuries. Devant les efforts nécessaires à sa réussite, retenant mon souffle, mon coeur s’est envolé de bonheur.

J’ai vu Mathieu. Un battant à quelques mois de terminer le long traitement qui fera de lui un vainqueur sur la leucémie. Un petit homme qui, au plus bas de son énergie il y a un an, avait insisté pour marcher une portion du trajet mais qui cette année a tout donné pour franchir le fil entouré de ses amis. Devant la détermination et le sentiment du devoir accompli dans son regard, retenant mon souffle les yeux dans l’eau, mon coeur s’est élevé d’une joie immense.

J’ai vu plus de 200 élèves ayant donné le meilleur d’eux même, joues rosies d’effort, tout sourire ou en larmes. Une marée de petites personnes transportant tous et toutes un défi, apprenant le dépassement de soi, à qui j’ai eu la chance de distribuer des câlins et des «high five». J’ai vu des parents suivant fièrement leur enfant, et j’en ai même vu accompagner des enfants qui n’étaient pas les leurs. Devant cet élan de générosité, retenant mon souffle, mon coeur s’est envolé d’amour.

Ce n’est qu’une fois revenue à la maison que j’ai recommencé à respirer, que mon coeur s’est posé à nouveau. Une fois toutes les larmes coulées, il est resté une grande paix. Et l’espoir. L’espoir que chaque élève puisse mesurer un jour l’ampleur des apprentissages qu’une activité comme cette course leur apporte. L’accomplissement. La valeur de l’effort. La compassion. L’empathie. Savoir encourager. Faire de son mieux.

featherL’espoir que les leçons reçues de ces petits enseignants de la vie continuent d’élever tous ceux qui les côtoient. Aussi haut et aussi loin que des petites plumes portées par le vent.

 

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Tout ce qui se mouille finit par sécher

Un samedi midi tout grisou parsemé de gouttelettes et d’une bonne brise. Je viens d’assister avec une copine à la réunion d’information pour notre triathlon olympique du lendemain. Dans la file des toilettes, une madame enfile un chapelet de plaintes en cherchant l’approbation des autres femmes qui attendent de relâcher leurs vessies.

«Paraît qu’il va mouiller toute la journée demain. C’est assez poche. En plus, le pavillon de la piscine est en rénovation. Il n’y a pas de douches pour après ! Me semble que c’est assez ordinaire. Avec tout le monde qu’il va y avoir. Je voulais aller au restaurant après, peux pas vraiment me présenter puante. Pis je viens en taxi en plus. En tous cas, depuis le temps que ça existe, on pourrait penser que ce serait mieux organisé. Blablabla, chialage, chialage, chialage…» Regard circulaire pour se chercher des alliées. Elle récolte deux ou trois sourires approbateurs, mais plusieurs fixent leurs beaux souliers de course avec un malaise visible.

Tout à coup, avant que mon cerveau la contrôle, ma bouche s’ouvre.

« On peut rien y changer, alors faut faire du mieux qu’on peut avec ce qu’on a ! Tout le monde a payé pour être là, personne n’a été forcé. Il y beaucoup de gens qui aimeraient être à notre place. Il y en a même qui prient pour avoir de la pluie. De toute façon, tout ce qui se mouille finit par sécher, pis des vêtements de rechange secs dans un sac de plastique, ça dépanne. Il y a toujours aussi les petites lingettes pour se rafraîchir rapido.» Lui dis-je en allant même jusqu’à mimer un débarbouillage des aisselles et de la petite partie sensible après 40km de vélo… Bruits de fous rires dans la file, regard incrédule de la madame dont je n’étais visiblement pas l’amie. Et copine à côté de moi, tout sourire, qui me dit qu’elle n’a pas si envie finalement et que nous trouverons sûrement une toilette moins achalandée sur le chemin du retour.

Je refuse toujours de me laisser entraîner dans le chialage collectif parce que rien ne peut venir gâcher le plaisir que j’éprouve à savourer la récompense de mes efforts. JE me suis entraînée, J’AI fait les sacrifices qu’il fallait, JE me suis investie chaque jour pour atteindre un objectif et je vais laisser une opinion sur le temps jeter une ombre sur mon party ? Pas question. Ma devise préférée pour ce genre de situation : « Advienne que pourra, pis s’il neige on pelletera ! » J’ai fait le marathon d’Ottawa à la pluie battante, tellement que ma camisole trempée était rendue aussi longue qu’une robe. J’ai fait un demi marathon en Floride alors qu’un front froid arrivé la nuit a fait chuter la température de 24 à 1 degré au départ, nous forçant à courir la ville pour trouver des tuques et des gants ! Le demi marathon hypothermique de Montréal à -35° alors que la température à la mi-février devait se situer autour de -15°. Le Ironman 70.3 de Miami à la fin d’octobre alors qu’une canicule imprévue a fait grimper le thermomètre de 25 à 40 degrés. Et j’en passe.

Quand je m’inscris à une course plusieurs mois à l’avance, je m’attends à ce que ce soit Mère Nature qui gère sa température. Pas les organisateurs. Pas les autres participants. Pas moi. Je prends tout ce qui vient avec le matériel fourni. Et je vis avec. Je ne crois pas avoir déjà participé à un événement où la température était celle que le québécois décrit comme idéale, soit «tiède avec un soleil voilé et une brise légère pour rafraîchir et un taux d’humidité juste assez sec pour être hydraté et confortable à la fois». La température est idéale quand on décide qu’elle l’est. Pour ma part, j’ai décidé que c’est toujours parfait. Quand je regarde les photos prises durant mes nombreux défis au cours des dernières années, le grand sourire que j’ai toujours dans la face reflète assez bien mon état d’esprit dans toutes les conditions. Le dimanche matin pour le triathlon ? Il a mouillé du début à la fin. Des grosses gouttes. Et c’était extraordinaire. Copine et moi, on a souri du début à la fin, on a retrouvé nos vêtements secs dans l’auto, et nous avons pris le chemin du retour, ratatinées mais heureuses.

J’espère transmettre cette façon de voir la vie à mes fistons. Je crois que c’est bien parti. Durant l’été, par une belle journée pluvieuse, je les vois passer en maillot de bain un frisbee à la main. «Tu cours même quand il pleut, hein maman ? Et bien nous, on a vraiment le goût de jouer au frisbee. Maintenant.»

Et pourquoi pas. Après tout, tout ce qui se mouille finit par sécher !

Mes joueurs d’aqua-frisbee!

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