Lettre d’une maman à son petit homme

Comme parent, j’aime que mes fistons puissent vivre l’expérience de la vie en équipe, qu’ils puissent côtoyer des jeunes tous différents unis par un même sport. Nous discutons toutes les semaines des leçons qu’il y a à tirer de chaque situation, et des parallèles que nous pouvons en faire avec la vie en général. Nous arrivons à démystifier la déception, le sentiment d’injustice, l’équité, l’importance de l’effort et la valeur du respect de soi et des autres. Ils me font vivre de grandes émotions et des beaux moments de fierté.

Suite à la cuisante défaite de l’équipe de football de mon plus vieux, qu’une saison parfaite sans défaite n’aurait pu laisser présager un tel dénouement, j’ai eu envie de lui adresser ces quelques mots. Une lettre d’une maman à son fiston au coeur gros.

« Comment t’expliquer mon petit homme que la défaite, c’est formateur? Je vous le répète souvent à ton frère et toi que si vous ne pouvez pas perdre, vous ne pouvez pas jouer. Que, règle générale, vos jeunes opposants méritent de gagner autant que vous et que leur défaite ne leur ferait pas moins mal que la vôtre.

Comment t’expliquer mon petit homme que la peine est une émotion qui fait grandir et apprendre? Elle signifie que vous aviez quelque chose à coeur, à un point tel que la déception coule sur vos joues de ne pas l’avoir obtenu. Une émotion aussi fortement ancrée ne peut que t’aider à te retrousser les manches pour toujours donner le meilleur de toi-même et sans cesse viser plus haut. Cruel? Seulement si tu n’en retires rien. Sinon, c’est assurément une leçon de vie importante.

Une saison parfaite, ça n’arrive pas souvent. Vous avez été, tes coéquipiers et toi, des petits guerriers qu’il nous a fait grand plaisir de regarder évoluer et grandir. Ce matin, deux beaux groupes de battants se sont affronté sous la pluie avec le même but. Ce but, vous l’avez vu vous échapper, et d’autres jeunes hommes le rapporter chez-eux. Et vos coeurs étaient aussi gros et aussi gris que votre belle école.

Comment t’expliquer mon petit homme qu’une fois la déception passée, les souvenirs et les apprentissages de cette saison resteront pour continuer de forger l’homme que tu deviens? Vous regarder pleurer, costauds dans vos uniformes de football, était une scène très émouvante pour un grand nombre de parents. C’était vrai, authentique et magnifique. C’était la vie.

Comment t’expliquer tout ça mon petit homme? Que dirais-tu d’une étreinte et de seulement 5 petits mots…  » Je suis fière de toi.  » xxxxxx »

« Je suis fière de toi » xxxx

« Je suis fière de toi » xxxx

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