Archive pour la catégorie 'Mes écrits'

03
avr
12

Le Boulevard Rigaud n’est pas un sens unique…

… ainsi que la majorité des rues à Trois-Rivières. Avec un terre plain ou non. Pour les automobilistes qui ne sont pas au courant, en gros ça veut dire que sur un arrêt, on doit regarder DES DEUX CÔTÉS avant de repartir. Regarder si des voitures s’en viennent, ou des cyclistes, ou des coureurs.

8h45 le matin, je pars courir 5km avec mon cousin. Nous sommes à deux coins de rue de chez moi. Une voiture fait son arrêt, laissant passer les voitures qui circulent vers nous (car en bons coureurs, nous sommes face à la circulation!). Je ne prends jamais de chance, même si je n’ai pas d’arrêt à faire, et je ralentis toujours jusqu’à ce que je sois certaine que l’automobiliste m’ait aperçue. Je réalise un peu trop tard que Yan prend pour acquis qu’il a été vu et lorsque je lui crie de faire attention, la voiture est déjà sur lui. Heureusement, la conductrice n’a pas le temps d’accélérer assez pour lui faire mal, et réalise qu’il y avait un coureur devant elle lorsque celui-ci se retrouve presque assis sur son capot qu’il frappe de quelques petits coups de poings signifiant «Allo, vous n’êtes pas toute seule sur la rue!» Tout le monde s’en tire avec un petite frousse. Fin de l’histoire.

Pour ma part, je préfère les histoires qui se terminent par: la conductrice, en souriant, nous fait signe de passer et nous salue de la main. Mais je vis à Trois-Rivières. Quand une telle situation se présente, je ne peux que me souvenir du temps où j’ai vécu en Alberta. Je n’avais qu’à mettre le pied en bas du trottoir pour signifier mon intention de traverser une rue ou même un boulevard, que tous les automobilistes s’arrêtaient et sortaient le bras de la voiture pour me faire signe de passer. Et j’ai entendu des histoires semblables de gens visitant d’autres provinces de notre beau pays. Il y a un respect des piétons qui semble commencer à l’extérieur des frontières québécoises, et dont nous pourrions bénéficier grandement ici.

En attendant, je vais continuer d’être une amateure de course prudente, et une conductrice respectueuse de piétons hors pair. Peut-être qu’un jour…

16
fév
12

je récidive…

Certains pour la St-Valentin ont reçu des fleurs. Du chocolat. Une invitation à un souper romantique. D’autres ce sont offert un cadeau. Une surprise. Une gâterie. Moi je me suis offert un marathon. Le 14 février dernier j’ai réservé et payé mon droit de participation au Marathon d’Ottawa qui se tiendra le 27 mai prochain.

J’y étais l’an passé, avec toutes les attentes d’une apprentie marathonienne et toutes les déceptions qui viennent avec ces attentes trop élevées. Si je récidive cette année après mon amère déception de l’an passé, c’est avec le but premier de changer les images dans ma têtes liées au mot marathon. Je ne peux pas vivre plus longtemps avec ces sentiments négatifs, j’ai besoin de tourner la page une fois pour toute. Je m’en veut trop encore. Pas de ma performance, mais bien de ma réaction. Comment a-t-on le droit d’être décu après avoir couru un MARATHON???????

C’est à mes sentiments que je vais m’attaquer cette année. Je partirai avec un nouveau but, mon iPod, mes vêtements préférés, mais sans montre. Aucun moyen de savoir où j’en serai dans le temps, parce que je ne veux pas y accorder d’importance. Je veux passer le fil d’arrivée avec le sentiment du devoir accompli, en souriant. En sachant que je suis une perfectionniste, ce sera un plus gros défi que les actuels 42,2km que je sais que je suis capable de couvrir. Ottawa, toi et moi avons rendez-vous dans 99 jours et j’ai bien l’intention de faire mes devoirs et d’être prête pour toi.

27
jan
12

Lettre de remerciement

Comme bien d’autres personnes à Trois-Rivières, je cours. Je fais partie de ceux et celles qui parcourent les rues de notre ville, beau temps, mauvais temps, presque chaque jour de la semaine. Et j’en vois des choses. Des comportements d’automobilistes dont je ne suis pas toujours fière.

Je me sens souvent comme une intruse, on me fait sentir que je n’ai pas ma place, que je dérange. Pourtant, je me contente d’une toute petite place sur le côté de la rue. Je cours face à la circulation pour être certaine de ne pas empiéter sur la chaussée réservée aux voitures. Je respecte tous les feux de signalisation et les arrêts aux intersections. Malgré tout, à maintes reprises on me frôle, me coupe la route au sortir d’un stationnement, ou on gesticule d’exaspération si j’ose activer le signal du passage piétonnier. Mais je ne suis pas une adepte de la lettre de bêtise, je vais plutôt verser du côté du renforcement positif.

Alors voici des remerciements qui s’adressent à de rares personnes.

Je remercie donc les automobilistes qui me donnent les 6 secondes dont j’ai besoin pour traverser une intersection au lieu de se dépêcher à avancer. Merci à ceux qui ralentissent à l’approche d’une flaque d’eau et qui me sourient, bien à l’abri dans leur voiture. Merci à ceux qui m’offrent poliment le passage, même pressés de partir de la maison. Merci aux piétons qui me retournent mes salutations et mes sourires. Je remercie et félicite tous ceux et celles qui ont répondu «présent!» lorsque la courtoisie et le savoir vivre ont cogné à leur porte! En retour, je mets en application les mêmes gestes de politesse envers les amateurs de course et les piétons que je croise au volant de ma voiture. Et je suis bien fière lorsque je suis avec mes fistons et qu’ils me disent: «C’est gentil ce que tu fais Maman.» J’ose espérer être en train de bien éduquer deux futurs automobilistes à partager la route d’une façon respectueuse.

05
déc
11

Je suis dans un «creu de vague» ?

Et oui, ça arrive même aux plus motivés… Je suis dans un creu de vague, et les vagues sont hautes tout autour! Je me suis sentie coupable bien des journées et bien des matins, mais je crois que je suis rendue à la phase d’acceptation. Mon corps me parle. Il me dit que c’est correct d’avoir une baisse d’énergie et de dormir. Alors entre le boulot, les enfants, les devoirs, les tâches ménagères et la folie de décembre: je dors. Attention janvier, je devrais revenir en force avec un gros programme! J’ai un marathon à courir à Ottawa en mai prochain!

Je serai donc au rendez-vous pour commencer l’année 2012 sur mes deux pattes, prête à parcourir les rues de ma ville ensevelie (espérons-le) sous une belle couche de neige blanche! Et qui sait, peut-être le temps me permettra-t-il de me remettre à mes petites chroniques vidéo par le fait même. Bonne fin d’année à vous tous les mordus de course!

01
juin
11

mon premier marathon…

Marathon d’Ottawa, 29 mai 2011, récit de la course, le récit de MA course.

Petit matin avec ma température idéale pour courir. Le ciel est très couvert, il fait frais et l’air est chargé d’une petite bruine rafraîchissante. Quand le signal du départ est donné, j’embrasse mon conjoint qui fait son premier marathon aussi et nous nous souhaitons bonne course. Je ne suis pas stressée, une fois sur le fil de départ il n’y a rien d’autre à faire qu’avancer en se disant que chaque kilomètre franchi en est un de moins qui nous sépare de l’arrivée. La première heure se déroule sans que je m’en aperçoive, mon énergie est au maximum et mon corps s’adapte bien au rythme que je lui impose. Toutefois, au kilomètre 14 je dois prendre une décision qui me brise le coeur. Je demande la permission à mon chum de le laisser derrière car je sens que mes jambes veulent un peu plus de vitesse. Il m’encourage à le devancer mais c’est avec le coeur gros et mes larmes mélangées à la pluie que je franchis le kilomètre qui suit.

Belle surprise quelques kilomètres plus loin, je rencontre une de mes coach avec qui j’ai couru mon premier demi marathon à San Francisco il y près de 2 ans. Quelle coïncidence de la rencontrer pendant mon premier complet, je ne peux donc pas passer à côté d’une petite minute de marche, de jasette et d’un câlin! La bruine se transforme en averse, et ce sera sous la pluie que se passeront les 27 kilomètres restants. Toute cette grisaille fait toutefois ressortir les couleurs des coureurs dont certains rivalisent d’originalité pour se démarquer dans la foule et ainsi permettre à leurs supporteurs de les encourager sur le bord de la route. Moi mes supporteurs, ils m’encourageaient le long de la route pendant mes entraînements, mais aujourd’hui ils sont à des kilomètres d’Ottawa et ils attendent un appel pour savoir comment aura été mon défi. Et mon plus fidèle supporteur, je l’ai laissé derrière au tiers de la course et même entourée d’autres personnes qui vivent la même chose que moi, je me sens seule au monde. Mon énergie est toujours excellente alors je couvre les kilomètres les uns après les autres jusqu’à ce que mon genou gauche coince et me laisse tomber au 34ième kilomètre. Quelle déception. Une vieille blessure revient me hanter et rendra ces derniers 8km très pénibles. Quelques minutes plus tard, je vois l’autre coach qui m’a accompagnée à San Francisco, et je prends le temps de la saluer elle aussi. Je sais déjà que mon temps ne sera pas à la hauteur de mes attentes, alors je vais au moins tirer un peu de bonheur d’une rencontre qui me fait plaisir!

C’est là que tout l’aspect mental entre en jeu. La déception que je ressens est lourde à traîner. Je vois ma vitesse ralentie par mon corps qui ne peut plus suivre ma volonté et je suis fâchée, même si je sais que ça ne me fera pas avancer plus vite. Je décide alors d’avancer d’une chanson à l’autre, en sélectionnant seulement celles qui me plaisent sur mon iPod, et je chante pour oublier mon genou fichu. Un peu avant la borne du kilomètre 39, j’entends siffler et crier mon nom. Je regarde sur l’autre rive du canal Rideau et mon chum m’envoie la main. Il est juste de l’autre côté mais tellement loin en même temps, je sens toute l’émotion de l’intensité de cet instant monter et menacer d’éclater si je n’arrive pas à la maîtriser. Il ne me reste que 3km et des poussières et j’aurai franchi par mes propres moyens la distance mythique d’un marathon. Je prendrai tout de même le temps de faire un gros câlin à mon amie Judith qui me crie, tout sourire, à la borne du dernier 400m! Je lui avais promis un gros câlin tout trempé de sueur à l’arrivée, il aura finalement été noyé dans la pluie à moins d’un demi kilomètre de l’arche finale! Et je file hurler ma délivrance sur ce convoité fil d’arrivée, pour ensuite attendre ma moitié, mon complice, mon chum, celui qui a accepté d’embarquer avec moi dans cette folle aventure.

Il est peut-être trop tôt pour faire une analyse à froid. Mes émotions sont vraiment mélangées. Déception. C’est le mot qui tourne dans ma tête. Je suis déçue que l’émotion qui prenne le dessus pour l’instant en soit une de déception. Je n’arrive pas à m’en débarrasser. Je le dis haut et fort: je suis déçue de mon temps. J’aurais aimé performer à la mesure de mes attentes, et je ne crois pas que j’avais des attentes irréalistes et trop élevées. 4h53… Tout ce que j’aurais espéré c’est 20 minutes de moins sur toute cette distance, mais le sort en aura décidé autrement. 42,2km et 4h53 plus tard je me donne le droit de m’auto critiquer. Que ceux qui croient que je n’ai pas gagné ce privilège se lèvent, courent et reviennent me voir dans 42,2km! Et pendant qu’ils courront, je prendrai le temps de réfléchir si cette expérience aura été l’unique, ou si je chausserai mes souliers de course dans un avenir pas trop lointain pour tenter à nouveau de satisfaire mes attentes personnelles…

21
fév
11

Difficile février…

Quelle négligence de ma part… J’ai de la difficulté à concilier mon nouveau travail, à ma vie de famille, à mes engagements externes, à mes entraînements en réussissant à tenir mon blog à jour. J’aimerais pouvoir entrer du temps à mon horaire pour filmer plus de petites capsules vidéo mais ça ne fonctionne pas!

Peut être que  l’arrivée du printemps et du temps plus doux saura alléger mon horaire! Et surtout me donner le goût de courir plus souvent… Quel mois difficile jusqu’à maintenant. Les gros froids auront eu raison de moi et j’ai dû traverser une période où mon énergie était à plat. Deux grosses semaines de congé plus tard, je recommence tranquillement en espérant ne pas avoir pris trop de retard dans mon entraînement pour le marathon d’Ottawa à la fin mai. Vite vite Printemps, arrive!

07
nov
10

Persévérance

Qu’est-ce qui compte le plus? Le résultat final peu importe la manière dont il est obtenu? Le processus et les expériences menant à un résultat? À choisir entre les deux, je vote pour le processus et tout ce qu’on gagne en cours de route. J’ai ce matin couru un 7km qui m’a amené à franchir la barre des 1000km pour cette année. Ce sont 1002km acquis un pied à la fois, beau temps, mauvais temps, dans tous les états d’esprit qui viennent avec l’adversité, quelques fois à reculons, la majorité du temps avec le sourire et la satisfaction du devoir accompli. Mais le plus important de tout, ce sont 1002km de persévérance.

À tous ceux qui mettent du temps, peu importe la discipline, qui persévèrent et qui passent à travers tout, je lève mes chaussures de course ce matin. Beau travail. Prenez une minute pour célébrer votre persévérance et vos accomplissement. Et demain matin quand vous repartirez pour continuer d’accumuler de l’expérience, faites-le avec un grand sourire et le sentiment du devoir accompli. Personne ne fait les efforts à votre place, alors n’attendez après personne pour vous féliciter. Ce n’est pas de la vanité, c’est savoir reconnaître la valeur de vos efforts.

30
oct
10

Un mois d’inactivité!

Et bien non, la Fille qui court n’est pas morte! Une vraie grippe persistante m’a tenue à l’écart de la course et de l’entraînement pendant tout un mois. Le repos total aura été une bonne décision car les messages que m’envoyaient mon corps n’étaient plus des signaux de fatigue mais bien de détresse! La sagesse l’emportant sur l’orgueil, j’ai refais le plein d’énergie et je me sens maintenant d’attaque pour mon entraînement d’hiver à venir. Prochain défi: un marathon à Ottawa en mai prochain. 42,2km et rien de moins.

Mes chroniques vidéos devraient être de retour avec le mois de novembre. Je reviens lentement mais sûrement!

Joyeux Halloween à tous!

30
août
10

L’été n’est pas encore fini!

Quel bel été pour la course! J’ai réussi à garder une moyenne de 4 à 5 courses par semaine sans jamais me faire prendre par la pluie! Je sais que je n’ai pas été très assidue à mes chroniques, mais je l’ai été à mon entraînement.

Alors à 6 jours du demi marathon de Montréal, si je ne suis pas prête là je ne le serai jamais! C’est la semaine de repos et de petites courses légères, et quel bon «timing» avec cette canicule de fin d’été! Ma prochaine chronique vidéo sera donc consacrée à cette course spéciale pour moi puisque je parcourrai ces 21,1km avec mon conjoint. Comme c’est sa première course officielle, je laisse aller le chrono cette fois-ci pour l’accompagner et non pour améliorer ma marque. Aucun stress, aucune pression, que le plaisir de courir!

Surveillez ma chronique quelque part à la mi-septembre! D’ici là, entraînez-vous fort et gardez le sourire :o )

29
juil
10

Chiffres!

Bonjour les sportifs!

Je vous lance quelques chiffres en ce beau matin d’été. Je reviens d’un 5k relaxe et, en additionnant ce chiffre à ma distance mensuelle, j’ai réalisé que j’ai parcouru 100k jusqu’à présent en juillet. J’en suis à un grand total de 777k pour l’année 2010. Et ça continue…

Nous sommes à 38 jours (nous, c’est mon chum et moi) du demi marathon de Montréal. Et j’ai enfin trouvé un gel que je peux prendre sans avoir le goût de vômir sur le bord de la route! C’est le «BOOM!» raisin/pomme grenade. La texture est aussi collante et désagréable, mais le goût s’endure! Et l’effet est rapide. J’en aurai donc dans mes poches à Montréal.

Bon entraînement tout le monde!




Tout ce que j’ai dit!

Textes ou vidéos

Enter your email address to subscribe to this blog and receive notifications of new posts by email.

Joignez-vous à 8 followers


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.