27
jan
12

Lettre de remerciement

Comme bien d’autres personnes à Trois-Rivières, je cours. Je fais partie de ceux et celles qui parcourent les rues de notre ville, beau temps, mauvais temps, presque chaque jour de la semaine. Et j’en vois des choses. Des comportements d’automobilistes dont je ne suis pas toujours fière.

Je me sens souvent comme une intruse, on me fait sentir que je n’ai pas ma place, que je dérange. Pourtant, je me contente d’une toute petite place sur le côté de la rue. Je cours face à la circulation pour être certaine de ne pas empiéter sur la chaussée réservée aux voitures. Je respecte tous les feux de signalisation et les arrêts aux intersections. Malgré tout, à maintes reprises on me frôle, me coupe la route au sortir d’un stationnement, ou on gesticule d’exaspération si j’ose activer le signal du passage piétonnier. Mais je ne suis pas une adepte de la lettre de bêtise, je vais plutôt verser du côté du renforcement positif.

Alors voici des remerciements qui s’adressent à de rares personnes.

Je remercie donc les automobilistes qui me donnent les 6 secondes dont j’ai besoin pour traverser une intersection au lieu de se dépêcher à avancer. Merci à ceux qui ralentissent à l’approche d’une flaque d’eau et qui me sourient, bien à l’abri dans leur voiture. Merci à ceux qui m’offrent poliment le passage, même pressés de partir de la maison. Merci aux piétons qui me retournent mes salutations et mes sourires. Je remercie et félicite tous ceux et celles qui ont répondu «présent!» lorsque la courtoisie et le savoir vivre ont cogné à leur porte! En retour, je mets en application les mêmes gestes de politesse envers les amateurs de course et les piétons que je croise au volant de ma voiture. Et je suis bien fière lorsque je suis avec mes fistons et qu’ils me disent: «C’est gentil ce que tu fais Maman.» J’ose espérer être en train de bien éduquer deux futurs automobilistes à partager la route d’une façon respectueuse.

22
jan
12

la course de grand froid: c’est plaisant!

cliquez sur ce lien pour visionner un petit vidéo sur les trucs pour être bien lors d’une course au grand froid!

22 janvier 2012

15
jan
12

Petits conseils pour courir dans le froid

Bonne Année tout le monde.

Je ne suis peut-être pas une professionnelle de la course à pieds, mais j’ai tout de même expérimenté assez de trucs lors des kilomètres que je parcours pour pouvoir en partager quelques uns avec vous. Avec les températures hivernales qui descendent sous la barre des -25° ces jours-ci, il faut être prudent.

• Assurez-vous d’être visibles. Le soleil se lève tard et se couche tôt, portez des vêtements avec des bandes réfléchissantes.

• Méfiez-vous des automobilistes. Courrez toujours face aux voitures. L’hiver, il y a beaucoup de distractions pour les conducteurs et ils semblent oublier qi’il y a des joggers dehors! Soyez vigilants.

• Évitez le coton. La première couche de vêtements sur votre peau doit demeurer sèche pour ne pas avoir froid. Je porte des combinaisons thermales et des bas 100% laine qui me garde au chaud même dans mes souliers de course réguliers. Des vêtements coupe-vent complètent le tout.

• Protégez votre peau. Dans le froid mordant, il ne suffit que de quelques minutes pour pour souffrir d’engelures. Je porte un cache-cou que je peux remonter jusqu’au nez, et une tuque qui me couvre complètement le front. Pour le dessus des joues et le tour des yeux, je mets une bonne couche de crème hydratante avec protection solaire.

• Les yeux sont sensibles. Lorsqu’il vente beaucoup ou que la neige pince le visage, je porte des lunettes de ski alpin. J’ai peut-être l’air d’un extra-terrestre, mais je peux profiter d’une sortie même dans des conditions plus difficiles.

La fierté de l'avoir fait bat le froid haut la main!

Il n’y a que la pluie verglassante qui me garde à l’intérieur, il y a tout de même des limites à risquer de s’étirer un muscle ou de faire une chute qui pourrait nous blesser. Dans ces rares moments, j’en profite pour faire une activité en gymnase et attendre sagement que les sablières fassent leur travail! Bon entraînement, et gardez en tête que si vous n’avez jamais couru dehors l’hiver, la pire fois est la première. Quand vous aurez expérimenté une sortie, vous découvrirez vous aussi combien c’est beau et énergisant. Bon hiver à tous!

05
déc
11

Je suis dans un «creu de vague» ?

Et oui, ça arrive même aux plus motivés… Je suis dans un creu de vague, et les vagues sont hautes tout autour! Je me suis sentie coupable bien des journées et bien des matins, mais je crois que je suis rendue à la phase d’acceptation. Mon corps me parle. Il me dit que c’est correct d’avoir une baisse d’énergie et de dormir. Alors entre le boulot, les enfants, les devoirs, les tâches ménagères et la folie de décembre: je dors. Attention janvier, je devrais revenir en force avec un gros programme! J’ai un marathon à courir à Ottawa en mai prochain!

Je serai donc au rendez-vous pour commencer l’année 2012 sur mes deux pattes, prête à parcourir les rues de ma ville ensevelie (espérons-le) sous une belle couche de neige blanche! Et qui sait, peut-être le temps me permettra-t-il de me remettre à mes petites chroniques vidéo par le fait même. Bonne fin d’année à vous tous les mordus de course!

11
oct
11

Première journée de mes 38 ans…

J’avais un plan pour mon anniversaire. Je m’étais inscrite à un demi-marathon dans ma région la veille de ma fête avec l’intention d’en savourer chaque instant en ce week-end ensoleillé et coloré de l’Action de Grâce. Je ne pouvais me douter que mon chum, de connivence avec mes proches, m’avais préparé une soirée surprise qui allait se terminer aux petites heures du matin! Nul besoin de dire qu’à mon âge (!!) penser courir 21,1km sur 4h de sommeil et un trop plein de gâteau de fête, n’était sûrement pas le meilleur plan du monde!

Ce n’est toutefois que partie remise. J’avais un plan, et je vais le mettre à exécution. À l’exception que dans le plan de rechange je serai seule. Il me manque un demi pour être fière de mon année! Je partirai donc le prochain samedi matin de beau temps pour une distance de 21,1km avec mon iPod pour seule compagnon et tout le temps du monde devant moi. J’ai bien l’intention de profiter de chaque instant et surtout, de revenir avec le plus grand des sourires avant d’entreprendre la course d’hiver et mon entraînement pour le marathon d’Ottawa en mai prochain. Dans la vie, des imprévus, il y en a. Il faut juste savoir composer avec!

17
sept
11

mes nouvelles chaussures!

Petit voyage à Québec fort intéressant cet après-midi, direction: Le Coureur Nordique sur le Chemin Ste-Foy. Sur les recommandations d’Isabelle Dumais, la sympatique conjointe du très connu Blaise Dubois dans le domaine de la course à pieds, je me suis rendue dans cette petite boutique pour l’achat de nouvelles chaussures. Pour les adeptes de l’approche minimaliste, c’est comme entrer dans un magasin de jouets quand on est un enfant!

Voici ma nouvelle acquisition!

Comme je n’arrivais pas à me décider entre deux modèles, je me suis gâtée un peu. Voici donc mes inov-8 f-LITE 195 (rouge) et 230 (bleu). Tant qu’à y être, je me suis procurée une paire de pantalons en tissu thermal pour l’hiver ainsi qu’un chandail nike-pro à l’effigie de la boutique. Et dès mon retour à la maison, j’ai sauté dans les 230 pour un 4,5km de course fractionnée, histoire de les «casser» un peu. Je sens que nous allons bien nous entendre!

Merci à toute l’équipe au Coureur Nordique, pour leur excellent service et leurs bons conseils. Un endroit où je devrais remettre les pieds souvent!

01
juin
11

marathon en images…

01
juin
11

mon premier marathon…

Marathon d’Ottawa, 29 mai 2011, récit de la course, le récit de MA course.

Petit matin avec ma température idéale pour courir. Le ciel est très couvert, il fait frais et l’air est chargé d’une petite bruine rafraîchissante. Quand le signal du départ est donné, j’embrasse mon conjoint qui fait son premier marathon aussi et nous nous souhaitons bonne course. Je ne suis pas stressée, une fois sur le fil de départ il n’y a rien d’autre à faire qu’avancer en se disant que chaque kilomètre franchi en est un de moins qui nous sépare de l’arrivée. La première heure se déroule sans que je m’en aperçoive, mon énergie est au maximum et mon corps s’adapte bien au rythme que je lui impose. Toutefois, au kilomètre 14 je dois prendre une décision qui me brise le coeur. Je demande la permission à mon chum de le laisser derrière car je sens que mes jambes veulent un peu plus de vitesse. Il m’encourage à le devancer mais c’est avec le coeur gros et mes larmes mélangées à la pluie que je franchis le kilomètre qui suit.

Belle surprise quelques kilomètres plus loin, je rencontre une de mes coach avec qui j’ai couru mon premier demi marathon à San Francisco il y près de 2 ans. Quelle coïncidence de la rencontrer pendant mon premier complet, je ne peux donc pas passer à côté d’une petite minute de marche, de jasette et d’un câlin! La bruine se transforme en averse, et ce sera sous la pluie que se passeront les 27 kilomètres restants. Toute cette grisaille fait toutefois ressortir les couleurs des coureurs dont certains rivalisent d’originalité pour se démarquer dans la foule et ainsi permettre à leurs supporteurs de les encourager sur le bord de la route. Moi mes supporteurs, ils m’encourageaient le long de la route pendant mes entraînements, mais aujourd’hui ils sont à des kilomètres d’Ottawa et ils attendent un appel pour savoir comment aura été mon défi. Et mon plus fidèle supporteur, je l’ai laissé derrière au tiers de la course et même entourée d’autres personnes qui vivent la même chose que moi, je me sens seule au monde. Mon énergie est toujours excellente alors je couvre les kilomètres les uns après les autres jusqu’à ce que mon genou gauche coince et me laisse tomber au 34ième kilomètre. Quelle déception. Une vieille blessure revient me hanter et rendra ces derniers 8km très pénibles. Quelques minutes plus tard, je vois l’autre coach qui m’a accompagnée à San Francisco, et je prends le temps de la saluer elle aussi. Je sais déjà que mon temps ne sera pas à la hauteur de mes attentes, alors je vais au moins tirer un peu de bonheur d’une rencontre qui me fait plaisir!

C’est là que tout l’aspect mental entre en jeu. La déception que je ressens est lourde à traîner. Je vois ma vitesse ralentie par mon corps qui ne peut plus suivre ma volonté et je suis fâchée, même si je sais que ça ne me fera pas avancer plus vite. Je décide alors d’avancer d’une chanson à l’autre, en sélectionnant seulement celles qui me plaisent sur mon iPod, et je chante pour oublier mon genou fichu. Un peu avant la borne du kilomètre 39, j’entends siffler et crier mon nom. Je regarde sur l’autre rive du canal Rideau et mon chum m’envoie la main. Il est juste de l’autre côté mais tellement loin en même temps, je sens toute l’émotion de l’intensité de cet instant monter et menacer d’éclater si je n’arrive pas à la maîtriser. Il ne me reste que 3km et des poussières et j’aurai franchi par mes propres moyens la distance mythique d’un marathon. Je prendrai tout de même le temps de faire un gros câlin à mon amie Judith qui me crie, tout sourire, à la borne du dernier 400m! Je lui avais promis un gros câlin tout trempé de sueur à l’arrivée, il aura finalement été noyé dans la pluie à moins d’un demi kilomètre de l’arche finale! Et je file hurler ma délivrance sur ce convoité fil d’arrivée, pour ensuite attendre ma moitié, mon complice, mon chum, celui qui a accepté d’embarquer avec moi dans cette folle aventure.

Il est peut-être trop tôt pour faire une analyse à froid. Mes émotions sont vraiment mélangées. Déception. C’est le mot qui tourne dans ma tête. Je suis déçue que l’émotion qui prenne le dessus pour l’instant en soit une de déception. Je n’arrive pas à m’en débarrasser. Je le dis haut et fort: je suis déçue de mon temps. J’aurais aimé performer à la mesure de mes attentes, et je ne crois pas que j’avais des attentes irréalistes et trop élevées. 4h53… Tout ce que j’aurais espéré c’est 20 minutes de moins sur toute cette distance, mais le sort en aura décidé autrement. 42,2km et 4h53 plus tard je me donne le droit de m’auto critiquer. Que ceux qui croient que je n’ai pas gagné ce privilège se lèvent, courent et reviennent me voir dans 42,2km! Et pendant qu’ils courront, je prendrai le temps de réfléchir si cette expérience aura été l’unique, ou si je chausserai mes souliers de course dans un avenir pas trop lointain pour tenter à nouveau de satisfaire mes attentes personnelles…

14
mai
11

Dernière longue course avant Ottawa…

Je réalise que j’ai l’air un peu «débinée», mais ne vous en faites pas, je vais très bien! À part une vieille blessure de guerre qui essait de refaire surface, je vais tenir le coup jusqu’au 30 mai!

09
avr
11

J’ai couru un demi!!!!!!!!!




Tout ce que j’ai dit!

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